
Nous passons nos journées à la voir sans jamais la recevoir. Voici comment notre corps a perdu sa relation à la lumière et ce que cela change pour notre santé.
Lire ces lignes, c’est déjà choisir de ne plus subir.
Pourquoi tant de personnes manquent encore de vitamine D, même en été, et comment retrouver ce lien naturel entre lumière et vitalité.
🎓 Ce que tu vas apprendre
Comment capter efficacement la vitamine D pendant la belle saison, et pourquoi une supplémentation devient indispensable dès que le soleil s’abaisse.
🧠 Le mythe que tu vas déconstruire
“Manger sainement suffit” ou “je n’ai pas besoin de complément tant que je ne suis pas malade.”
📘 Trop pressé·e ?
Un résumé t’attend à la fin de l’article pour comprendre l’essentiel en un clin d’œil.
Dans la dernière lettre, tu as découvert un fait méconnu :
la vitamine D agit sur plus de 2000 gènes et influence l’immunité, les muscles, les os, le moral et même le sommeil.
Elle n’est pas qu’une simple “vitamine du soleil” : c’est une hormone indispensable au bon fonctionnement du corps.
Et pourtant, malgré cette connaissance, la carence reste massive :
En France, selon une étude de Santé publique France, près de 70 % des adultes présentent un taux inférieur à 30 ng/mL, seuil minimal pour un bon fonctionnement immunitaire.
Moins de 15 % atteignent la zone optimale située entre 40 et 60 ng/mL — celle où l’immunité, l’humeur et la vitalité sont les plus stables. (→ Source : Santé publique France, Étude Esteban 2015–2016)
Pourquoi ?
Parce que notre mode de vie a profondément changé.
Nos journées se passent à l’intérieur, nos peaux sont couvertes, protégées, filtrées.
Le soleil qu’on voit ne touche plus vraiment notre corps.
Et l’alimentation, même équilibrée, n’apporte qu’une infime part de ce que la nature prévoyait. Autrefois, le corps fabriquait naturellement toute la vitamine D dont il avait besoin :
on vivait dehors, on bougeait, on mangeait plus gras l’hiver, et le rythme des saisons suffisait.
Aujourd’hui, cet équilibre est rompu.
Et c’est ce dérèglement qu’il faut comprendre si l’on veut vraiment retrouver une santé stable.
Nos ancêtres n’avaient ni compléments, ni laboratoires, ni dosages sanguins.
Et pourtant, ils manquaient rarement de vitamine D.
Leur secret tenait à une chose simple : leur mode de vie faisait tout le travail.
Ils vivaient dehors, souvent plusieurs heures par jour, à la lumière naturelle.
Même couverts, leur visage, leurs mains, leurs avant-bras recevaient assez d’UVB pour que la peau fabrique chaque jour la quantité nécessaire de vitamine D.
Leur organisme était habitué à cette exposition régulière, sans excès mais sans interruption.
Côté alimentation, les apports étaient modestes, mais constants :
œufs de poules élevées dehors, beurre et lait non pasteurisés, foie, poisson salé ou fumé dans certaines régions.
Des sources simples, non appauvries, qui apportaient un peu de vitamine D mais aussi les graisses nécessaires à son absorption. Cette efficacité tenait aussi à la qualité de leur alimentation : riche en magnésium, en vitamine K2 naturelle (présente dans les produits fermentés et les beurres crus) et en bons acides gras.
Ces cofacteurs aident la vitamine D à être absorbée, activée et utilisée par les cellules.
Sans eux, même une bonne supplémentation reste partiellement inactive. Surtout, leur corps utilisait tout.
Leur microbiote intestinal était diversifié, leur foie rarement saturé par le sucre ou les médicaments.
Chaque microgramme de vitamine D était absorbé, transformé, stocké et activé sans obstacle.
Autrement dit : ils en recevaient peu, mais leur organisme en faisait beaucoup.
Aujourd’hui, c’est presque l’inverse.
Nous mangeons mieux sur le papier, mais notre microbiote est fragilisé, notre foie ralenti, et nos journées se déroulent sous des lumières artificielles.
Résultat : même une exposition ou une supplémentation correcte ne donne plus le même effet.
Notre biologie n’a pas changé ; c’est notre environnement qui a rompu la cohérence du système.
La bonne nouvelle, c’est qu’il est encore possible de réactiver ce mécanisme naturel, à condition de le faire avec méthode. La peau produit la vitamine D à partir du cholestérol, sous l’action des rayons UVB.
Mais ces rayons n’arrivent jusqu’à nous que dans certaines conditions :
Dix à quinze minutes suffisent, selon la carnation et la saison.
Plus la peau est claire, plus la synthèse est rapide ; plus elle est foncée, plus il faut de temps.
L’idéal est une exposition douce, régulière et non brûlante : celle qui chauffe légèrement la peau sans la rougir. Ces petits gestes permettent de reconstituer naturellement les réserves d’été, que le corps utilisera ensuite à l’automne.
Mais ce stock s’épuise vite : après deux ou trois mois sans exposition directe, la production chute, et la supplémentation devient indispensable.
Entre octobre et mars, dans toute la France, les rayons du soleil sont trop inclinés pour que les UVB atteignent la peau.
Même sous un ciel bleu, aucune vitamine D n’est produite : la lumière visible passe, mais les UVB, eux, restent bloqués dans l’atmosphère. Autrefois, ce creux était compensé naturellement :
les journées raccourcissaient, le rythme ralentissait, l’alimentation devenait plus grasse, et le corps puisait lentement dans les réserves de l’été.
Aujourd’hui, nous continuons à vivre au même rythme qu’en juillet, enfermés, stressés, souvent sous-alimentés en graisses saines.
Résultat : les réserves s’épuisent vite, et la fatigue, l’humeur basse ou les infections à répétition apparaissent bien avant la fin de l’hiver.
La vitamine D n’agit pas sur un seul organe :
chaque cellule du corps possède des récepteurs spécifiques qui en dépendent.
Elle intervient dans plus de 2000 réactions biologiques :
Quand elle manque, tout devient plus lent :
l’immunité répond moins bien, les os se fragilisent, l’énergie baisse sans raison apparente.
Et pourtant, beaucoup de personnes continuent à croire qu’elles “n’en ont pas besoin” tant qu’elles ne sont pas malades.
Même avec une bonne alimentation, les apports en vitamine D restent très faibles.
Pour atteindre le taux optimal uniquement par la nourriture, il faudrait chaque jour :
Autant dire que c’est impossible à long terme.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en moyenne, l’alimentation apporte 10 % à peine des besoins quotidiens.
Le reste dépend du soleil… ou d’un complément.
La supplémentation ne remplace pas le soleil, elle prolonge son action.
C’est une manière de maintenir ce que la nature a mis en place : un taux stable et régulier, sans pic ni carence. Le problème, c’est la manière dont on le fait.
Les ampoules trimestrielles, longtemps prescrites, provoquent une montée rapide du taux suivie d’une chute brutale.
C’est pratique, mais non physiologique.
Le corps préfère les apports réguliers, en petite quantité, chaque jour ou chaque semaine.
C’est la régularité, pas la dose, qui crée la stabilité.
L’idéal est de commencer la supplémentation dès que le soleil baisse, c’est-à-dire dès octobre, et de la poursuivre jusqu’au retour du printemps.
Dans certaines situations — peau mate, surpoids, troubles intestinaux, foie fatigué —, le besoin peut être présent toute l’année. Un simple dosage sanguin suffit à connaître ton niveau :
– en dessous de 30 ng/mL : le corps manque déjà,
– entre 40 et 60 ng/mL : le fonctionnement est optimal.
Le but n’est pas de “prendre un produit” mais de préserver le bon sens biologique :
maintenir ce que la vie moderne ne fournit plus.
Savoir ne suffit pas toujours à agir.
Même quand on comprend l’importance de la vitamine D, quelque chose résiste :
un réflexe culturel, une peur, parfois une simple habitude héritée.
Ces freins sont puissants, parce qu’ils reposent sur des croyances profondément ancrées.
C’est souvent ce qu’on se dit : “Je ne suis pas malade, je n’ai donc pas besoin de supplément.”
Mais le corps ne passe pas du plein équilibre à la maladie du jour au lendemain.
Avant de crier, il chuchote. Une carence en vitamine D ne provoque pas de douleur immédiate.
Elle se traduit d’abord par des signaux diffus : une fatigue sans raison, un moral plus bas, un sommeil plus léger, une tendance à tomber malade plus souvent l’hiver.
On pense que c’est “le stress”, “le froid”, “l’âge”... mais ce sont souvent les premières marques d’un manque de régulation intérieure.
Le corps n’attend pas d’être malade pour demander de l’aide.
Il prévient — discrètement, longtemps avant.
La prévention, c’est justement cela : apprendre à reconnaître ces signes faibles et à agir avant qu’ils ne deviennent des symptômes.
Et la vitamine D fait partie de ces régulateurs silencieux dont on sous-estime la portée tant qu’ils manquent.
Cette idée part d’une logique saine, mais oublie une réalité : les aliments d’aujourd’hui n’ont plus la densité nutritionnelle d’autrefois.
Les œufs, les poissons, le lait ou le beurre contiennent en moyenne deux à trois fois moins de vitamine D qu’il y a 50 ans, à cause de l’élevage industriel et du manque d’exposition des animaux au soleil. Même une alimentation “idéale” n’apporte qu’une fraction des besoins.
Le problème n’est pas ton assiette, mais ce que le monde moderne y a retiré.
C’est un frein très fréquent chez les personnes attentives à leur santé naturelle.
On confond souvent supplémentation et dépendance.
Pourtant, se supplémenter ne remplace pas la nature : cela la rétablit. Autrefois, le soleil, les aliments et le rythme de vie suffisaient.
Aujourd’hui, nous vivons à l’intérieur, loin de la lumière, avec des produits appauvris.
La supplémentation devient une adaptation écologique, pas un renoncement.
C’est une façon de rendre au corps ce que notre mode de vie lui a enlevé.
Ce réflexe vient de la prescription médicale classique.
Mais ces ampoules ne reproduisent pas le rythme naturel du corps : elles créent un pic suivi d’un long creux.
La régularité — petites doses quotidiennes ou hebdomadaires — reste ce qui imite le mieux la lumière naturelle.
Ces résistances sont compréhensibles : elles viennent d’une éducation médicale centrée sur la maladie, pas sur l’entretien du terrain.
On agit souvent quand ça va mal, jamais tant que ça va bien.
Mais la prévention moderne, c’est justement cela : comprendre avant de subir.
Prendre soin de son taux de vitamine D, ce n’est pas “faire un traitement”.
C’est restaurer une cohérence biologique que notre société a oubliée.
La vitamine D n’est pas un produit à la mode.
C’est un signal biologique essentiel que nos modes de vie ont étouffé.
La comprendre, c’est déjà commencer à restaurer ce lien entre ton corps et la lumière. Dans la prochaine lettre, on passera à la pratique :
👉 choisir la bonne forme,
👉 connaître les bonnes doses
👉 et associer les bons cofacteurs pour que la vitamine D devienne vraiment utile.
Parce que ce n’est pas la quantité qui compte,
c’est la manière dont ton corps l’utilise, jour après jour. Et toi, dis-moi :
→ te supplémentes-tu déjà en vitamine D ?
→ sous quelle forme : ampoule, gouttes, capsule ?
→ la prends-tu toute l’année ou seulement l’hiver ? Je lis chaque commentaire avec attention 🌿
Ce que tu comprends devient ta force.
Cécilia
Pour Essalya
🔹 Nos ancêtres fabriquaient naturellement leur vitamine D : ils vivaient dehors, mangeaient simplement, et leur foie comme leur microbiote transformaient efficacement chaque microdose.
🔹 Aujourd’hui, la lumière visible ne suffit plus : les UVB sont filtrés par les vitres, les vêtements, la crème solaire et un mode de vie majoritairement intérieur.
🔹 Dix à quinze minutes d’exposition par jour (peau découverte, sans crème solaire) permettent de recharger les réserves estivales — à condition de le faire régulièrement.
🔹 Dès l’automne, la production naturelle s’arrête. La supplémentation devient alors un prolongement intelligent du soleil : petites doses régulières plutôt qu’ampoules espacées. 🔹 “Bien manger” ne suffit pas : les aliments modernes contiennent trop peu de vitamine D, et l’activation dépend d’un foie dégorgé et d’un intestin équilibré.
🔹 Prévenir la carence, ce n’est pas “prendre un produit” : c’est restaurer un dialogue biologique oublié entre ton corps et la lumière.
🪷 La vitamine D n’est pas un traitement, c’est une continuité naturelle.